Sauvegarde · Microsoft 365 · 2026
Données Microsoft 365Votre forfait est fixe, le volume qu’il couvre ne l’est plus
Vos clients ne courent pas plus de risques qu’il y a trois ans. Ils produisent simplement beaucoup plus de données Microsoft 365. Teams, SharePoint, OneDrive et maintenant Copilot alimentent le même tenant sans que personne ne mesure la pente, pendant que votre forfait de sauvegarde, lui, n’a pas bougé depuis la signature. Le sujet n’est plus la couverture du risque, c’est l’assiette facturée. Voici comment reprendre la main dessus et en faire une offre qui tient à trois ans.
7 min de lecture · Watsoft, VAD MSP depuis 2001
Ce qui grossit dans les tenants, ce n’est pas le risque
L’offre de sauvegarde que vous vendez a été bâtie sur un risque stable : la suppression accidentelle, le départ d’un salarié, le chiffrement d’un poste. Ce risque n’a pas changé de nature depuis cinq ans. Ce qui a changé, c’est le poids moyen des données Microsoft 365 par utilisateur. Une offre facturée au siège adossée à un stockage facturé au Go ne tient que si le ratio Go par siège reste stable. Il ne l’est plus.
Le second déclencheur est plus récent. Copilot ne se contente pas de lire le tenant, il le remplit : transcriptions de réunions, résumés, versions successives d’un même document. Acronis rappelle dans son analyse de la croissance des volumes qu’un simple canal Teams distribue déjà son contenu entre SharePoint, OneDrive et Exchange. Côté MSP, cela donne une facture de stockage qui monte sans qu’aucun contrat n’ait été renégocié.
Pourquoi les données Microsoft 365 érodent la marge sans prévenir
Sur le terrain, le scénario est presque toujours le même. Le forfait a été signé il y a deux ans, à un prix par utilisateur calculé sur un parc dont personne n’a revu la volumétrie depuis. La console est verte, les restaurations passent, le client est satisfait. La ligne qui bouge est ailleurs : dans la facture de stockage, mois après mois.
Le point aveugle tient à une confusion de périmètre. Ce que vous facturez, ce sont des utilisateurs. Ce que vous payez, ce sont des données Microsoft 365. Tant que les deux évoluaient au même rythme, la question ne se posait pas.
Cinq mécanismes expliquent l’écart entre ce que vous facturez et ce que vous payez.
- L’assiette dépasse le visible. Corbeilles de second niveau, archives Exchange, versions conservées : le volume protégé compte des données Microsoft 365 que l’utilisateur ne voit jamais dans son explorateur de fichiers.
- Supprimer ne fait pas baisser la facture. Retirer une boîte ou un site d’une politique de protection ne purge pas les sauvegardes existantes, qui restent conservées et facturées.
- Teams éclate le contenu. Un canal écrit à la fois dans SharePoint, OneDrive et Exchange. Un seul usage, trois assiettes, et une restauration qui n’a rien d’unitaire.
- Le forfait est annuel, le coût est mensuel. Vous vous engagez sur douze mois sur une base qui, elle, se recalcule tous les trente jours.
- Personne ne suit le ratio. Les Go par siège ne figurent dans aucun rapport client, donc dans aucune renégociation de forfait.
Quatre façons de protéger les données Microsoft 365
Aucune de ces quatre approches n’est mauvaise. Elles ne répondent simplement pas à la même question, et surtout elles ne réagissent pas de la même façon quand le volume de données Microsoft 365 double en trois ans. C’est ce second critère, rarement comparé, qui décide de votre marge. Un distributeur peut se permettre de le dire : le bon choix dépend du profil du tenant, pas du logo sur la console.
| Approche | Ce qu’elle règle | Ce qu’elle laisse ouvert | Récurrence |
|---|---|---|---|
| Rétention native du tenant | L’erreur récente : corbeilles, rétention légale, restauration à quelques jours. | Le sinistre ancien, la sortie du périmètre Microsoft, le pilotage du coût. | ●●●● |
| Sauvegarde native facturée au Go | La restauration rapide dans le tenant, sans outil tiers à exploiter. | Un coût indexé sur le volume protégé, donc non maîtrisable par le MSP. | ●●●● |
| Sauvegarde tierce facturée au siège | Un coût prévisible par utilisateur, la restauration granulaire et inter-tenant. | Une dépendance au cloud de l’éditeur et à ses régions d’hébergement. | ●●●● |
| Copie locale ou stockage objet dédié | La souveraineté, l’immuabilité, un coût au To connu à l’avance. | L’exploitation, la supervision et les tests de restauration restent chez vous. | ●●●● |
Faites défiler le tableau horizontalement pour voir la colonne « Récurrence ».
Une offre à paliers indexée sur les données Microsoft 365
La segmentation ne se fait pas par taille de client mais par pente. Un tenant de 40 sièges qui grossit de 30 % par an coûte plus cher à protéger qu’un tenant de 120 sièges stable. Commencez par mesurer, puis empilez les paliers en fonction de ce que la mesure révèle.
Le rapport de volumétrie
Facturable seul, sans aucune licence à revendre. Un état des données Microsoft 365 par siège, par service et sur douze mois glissants, remis au client avec la projection à trois ans. C’est le palier qui légitime tous les suivants.
La sauvegarde au siège
Acronis Cyber Protect Cloud couvre Exchange Online, OneDrive, SharePoint et Teams sous une licence par utilisateur, avec restauration granulaire et inter-tenant depuis une console unique.
L’archivage du mail
MailStore sort les années d’historique de l’assiette active et déduplique les messages. Moins de volume à sauvegarder, et une recherche exploitable en cas de contrôle ou de contentieux.
La destination maîtrisée
Pour les clients soumis à une contrainte de souveraineté : Wat’Stockage pour un stockage objet immuable hébergé à Paris, ou BackupAssist 365 pour une copie locale des données Microsoft 365 chez vous.
Le palier 2 est celui qui change le modèle économique, parce qu’il déplace le risque de volumétrie de votre bilan vers celui de l’éditeur. Tant que la licence se facture au siège et que le stockage de sauvegarde est compris dedans, la pente du tenant de votre client ne se traduit plus par une ligne variable chez vous. Vous vendez un prix par utilisateur, vous achetez un prix par utilisateur. Les données Microsoft 365 peuvent alors doubler sans que votre marge unitaire bouge d’un centime.
À vérifier avant de l’écrire dans vos fiches commerciales : le stockage cloud sans limite compris dans la licence par siège est une affirmation de l’éditeur, publiée sur sa page produit Backup for Microsoft 365. Elle dépend du plan souscrit et de la région d’hébergement, et une option facturée au Go existe en parallèle. Faites confirmer les deux points par écrit avant de construire votre grille.
Quatre gestes à poser cette semaine
- 01Sortez le ratio. Extrayez les Go de données Microsoft 365 par siège sur vos dix plus gros tenants. Une heure de script suffit, et l’écart entre les clients surprend presque toujours.
- 02Listez l’assiette réelle. Demandez à votre fournisseur ce qu’il compte exactement dans le volume protégé : corbeilles, archives, versions. C’est cette ligne qui explique les écarts de facture.
- 03Repackagez. Un prix par utilisateur pour la sauvegarde, l’archivage en option facturée à part, le rapport de volumétrie en prestation annuelle. Trois lignes au lieu d’une.
- 04Rendez la pente visible. Ajoutez au reporting trimestriel une page sur la croissance des données Microsoft 365 du client. C’est ce document qui rendra l’indexation du forfait acceptable l’an prochain.
FAQ : données Microsoft 365
Faut-il sauvegarder les données Microsoft 365 alors que Microsoft les réplique ?
La réplication protège l’infrastructure, pas le contenu. Une suppression, un chiffrement ou un départ de salarié se répliquent aussi. Microsoft applique un modèle de responsabilité partagée : la disponibilité du service lui revient, la conservation des données Microsoft 365 revient au client, donc à vous si vous opérez son tenant.
Comment estimer le coût réel d’un tenant qui grossit ?
Partez du volume protégé, pas du volume visible par l’utilisateur, puis appliquez la croissance constatée sur les douze derniers mois. Comparez le montant obtenu à trois ans avec un modèle facturé au siège. L’écart, c’est votre marge future, et c’est l’argument qui justifie le rapport de volumétrie auprès du client.
L’archivage remplace-t-il la sauvegarde ?
Non, les deux répondent à des questions différentes. La sauvegarde restaure un état daté après un incident. L’archivage conserve et rend consultable un historique sur plusieurs années à des fins de conformité. Les combiner allège l’assiette facturée tout en couvrant le risque juridique du client.
Facturez le volume, pas la surprise
Vos clients continueront à produire des données Microsoft 365 plus vite que vous ne renégociez leurs contrats. Passez à un modèle où votre coût suit votre prix, pas leur croissance.
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