Cybersécurité · Kaspersky en 2026
Kaspersky en 2026La question n’est plus technique, elle est contractuelle
« Kaspersky, c’est fiable ? On peut vraiment continuer avec eux ? » Vos clients PME vous posent de plus en plus la question, et répondre sur Kaspersky en 2026 avec précision, plutôt qu’avec un malaise, est devenu un vrai savoir-faire commercial. Interdiction américaine, sanctions européennes, position de l’ANSSI, tests indépendants : quatre sujets distincts qui se mélangent en réunion client. Voici comment les séparer, les sourcer, et en faire une réponse tenable.
7 min de lecture · Watsoft, VAD MSP depuis 2001
Le meilleur score technique ne clôt plus le débat
Pendant quinze ans, répondre à une objection sur un éditeur antivirus consistait à sortir un score de détection. Ce réflexe ne fonctionne plus. Le produit reste en haut des classements et l’objection revient quand même, parce qu’elle ne porte plus sur le moteur. Elle porte sur la juridiction de l’éditeur, sur son actionnariat, sur sa capacité à tenir son produit à l’état de l’art dans la durée. Un argument technique répond à une question technique. Votre client, lui, pose une question de risque fournisseur, et c’est là le vrai sujet de Kaspersky en 2026.
Le déclencheur n’est pas français. En juin 2024, le Bureau of Industry and Security du Département du Commerce américain a interdit la vente et la mise à jour des logiciels Kaspersky aux personnes et entreprises américaines, avec effet au 29 septembre 2024, comme le détaille la décision du BIS. Le motif invoqué est un risque d’influence de l’État russe sur les opérations de l’éditeur, pas une faiblesse de détection. Cette interdiction ne s’applique pas en Europe. Elle circule pourtant dans la presse que lisent vos clients, et c’est elle qui fait remonter la question Kaspersky en 2026 jusqu’à vous.
Sur le terrain technique, les laboratoires indépendants continuent de mesurer. En juin 2026, AV-TEST attribue à Kaspersky Endpoint Security 14.0 la note maximale de 18 sur 18, avec 6 sur 6 en protection, en performance et en ergonomie, et le label Top Product. Ces résultats ne tranchent pas le débat géopolitique, ce n’est pas leur rôle. Ils ferment en revanche la porte à l’argument le plus facile, celui du produit devenu mauvais : sur le plan technique, Kaspersky en 2026 tient son rang.
Kaspersky en 2026 : ce que la question coûte à votre contrat
La question Kaspersky en 2026 arrive toujours de la même façon. Un dirigeant de PME lit un article, transfère le lien à son prestataire et demande si son entreprise est concernée. Le technicien qui prend l’appel n’a ni le texte réglementaire, ni la date de la dernière position officielle, ni la formulation qui engage sans surexposer le cabinet. La réponse part au ressenti, et c’est ce flottement, plus que le produit, qui abîme la relation.
Cinq coûts se cachent derrière ce flottement, et aucun n’apparaît jamais sur une facture.
- Trois régimes confondus en un seul. L’interdiction américaine, les restrictions applicables à certains marchés publics européens et la situation d’une PME privée française n’ont ni le même fondement ni les mêmes conséquences. Les traiter ensemble donne une réponse fausse trois fois.
- Une source datée citée comme permanente. La position française de référence remonte à 2022. La citer sans sa date la transforme en garantie, ce qu’elle n’a jamais prétendu être.
- Le réflexe de désinstallation. Retirer un outil de sécurité sans solution de remplacement opérationnelle ouvre une fenêtre d’exposition bien réelle pour écarter un risque qui reste théorique.
- La contamination du reste de la stack. Un doute non traité sur Kaspersky se propage au RMM, à la sauvegarde et au cloud utilisés dans le même parc, et rouvre des sujets déjà arbitrés.
- L’absence de trace écrite. Sans note de position datée et sourcée sur Kaspersky en 2026, la même question reviendra au prochain comité de direction, et il faudra tout reconstruire.
Ces cinq coûts se déclenchent tous au même moment, celui du renouvellement. Un client qui doute trois semaines avant l’échéance annuelle négocie autrement, et consulte parfois ailleurs. La question Kaspersky en 2026 n’arrive donc jamais à un moment neutre, elle arrive quand votre marge est déjà sur la table. C’est la raison pour laquelle elle se traite en amont, dans un cycle documenté, plutôt qu’en réaction à un article de presse.
Quatre façons de traiter la question Kaspersky en 2026
Aucune de ces quatre postures n’est illégitime : elles ne répondent pas à la même question et n’ont pas le même rendement. En distributeur, notre rôle n’est pas de défendre un éditeur, c’est de qualifier la situation avant un renouvellement. Voici comment se comparent les postures observées sur le terrain face à une question Kaspersky en 2026.
| Approche | Ce qu’elle règle | Ce qu’elle laisse ouvert | Récurrence |
|---|---|---|---|
| Le silence prudent | Rien, la question est seulement reportée | Le client cherche seul et tombe sur la version américaine du sujet | ●●●● |
| Le remplacement réflexe | L’inconfort commercial immédiat | Le coût de migration, la fenêtre d’exposition, la marge du renouvellement | ●●●● |
| La note de position sourcée | La question de fond, avec des faits datés et vérifiables | Le suivi dans le temps si personne ne la met à jour | ●●●● |
| La revue fournisseur annuelle | La question, sa mise à jour et celle des autres éditeurs du parc | Rien, à condition de la contractualiser dès la signature | ●●●● |
Faites défiler le tableau horizontalement pour voir la colonne « Récurrence ».
La troisième approche a besoin d’une source française. Dans son bulletin du 2 mars 2022, mis à jour le 16 mai 2022, le CERT-FR écrivait qu’« aucun élément objectif ne justifie de faire évoluer l’évaluation du niveau de qualité des produits et services fournis », tout en recommandant d’envisager à moyen terme une stratégie de diversification des solutions de cybersécurité. Le document reste consultable sur le site du CERT-FR.
Deux précisions doivent accompagner cette citation. Cette position sur Kaspersky n’a pas fait l’objet, à notre connaissance, de mise à jour publique depuis. Et la diversification recommandée décrit une trajectoire à moyen terme, pas une injonction de débranchement immédiat.
Concrètement, la revue fournisseur annuelle tient en trois pièces. La liste des éditeurs présents dans le parc du client. La position publique la plus récente de chaque autorité compétente, avec sa date. Et la trajectoire retenue pour les douze mois à venir. Elle se rédige une fois pour l’ensemble de votre portefeuille, puis se décline client par client. Kaspersky en 2026 y occupe un chapitre, il n’en est pas le sujet.
Packager l’offre autour de Kaspersky en 2026 et de ses alternatives
L’offre à construire autour de Kaspersky en 2026 ne se segmente pas par produit, elle se segmente par exigence du client. Un parc Kaspersky dont personne ne pose la question ne se migre pas. Un client soumis à une clause de souveraineté ne se rassure pas avec un score de détection. Quatre paliers, facturables séparément, couvrent les cas rencontrés sur le terrain.
Qualification réglementaire
Inventaire des clients concernés : marché public ou secteur sensible d’un côté, PME privée de l’autre. Une demi-journée par portefeuille, restituée sous forme de note datée. C’est le seul palier qui se vend avant toute décision technique.
Socle Kaspersky en 2026
Pour les clients sans contrainte particulière, le socle reste un EDR moderne piloté depuis une console unique. Le détail des paliers Kaspersky et les conditions partenaires figurent juste sous ce bloc.
Diversification
Quand le client refuse le risque perçu, la trajectoire raisonnable est un second fournisseur, pas un débranchement. Heimdal regroupe antivirus, EDR, patch management et filtrage DNS dans une console unique.
Preuve et surveillance
Quelle que soit la marque retenue, le client réclamera la preuve que rien d’anormal ne sort de son système d’information. Netwrix 1Secure surveille Active Directory et Microsoft 365 et produit les rapports de conformité attendus.
Le palier qui change le modèle économique n’est pas le socle endpoint, c’est la qualification. Une licence se renouvelle une fois par an et se compare au centime près. Une note de position datée, révisée chaque année et opposable au comité de direction du client, ne se compare à rien : aucun autre prestataire ne la produit. Elle transforme une question subie en ligne récurrente, et c’est elle qui vous distingue sur le dossier Kaspersky en 2026.
Une question revient en avant-vente, celle du sort de Kaspersky Endpoint Security for Business. La gamme reste disponible, mais Kaspersky Next constitue désormais le positionnement produit central de l’éditeur. Pour le MSP, cela change la façon de présenter un renouvellement, puisque vous ne reconduisez plus une licence historique, vous choisissez un palier dans le catalogue Kaspersky en 2026. En complément, les services de Threat Intelligence, dont la brique Digital Footprint Intelligence qui surveille l’exposition en surface, deep et dark web, permettent de vendre une posture proactive plutôt que purement réactive.
À présenter comme déclaratif : Kaspersky indique traiter et stocker en Suisse les données de menaces reçues des utilisateurs européens, et exploiter des Transparency Centers à Zurich, Madrid, Rome ou Utrecht, où partenaires et autorités peuvent examiner le code source. Ce sont des engagements de l’éditeur publiés sur son centre de transparence, pas une certification indépendante comparable à un test AV-TEST. À présenter comme la position déclarée de Kaspersky en 2026.
Quatre gestes à poser cette semaine
- 01Comptez vos clients exposés. Sortez du PSA la liste des parcs équipés en Kaspersky, puis marquez ceux qui relèvent d’un marché public ou d’un secteur réglementé. Eux seuls justifient un avis juridique dédié.
- 02Écrivez la note une seule fois. Une page : les trois régimes, la position du CERT-FR avec sa date, les résultats de tests indépendants publiés sur Kaspersky en 2026. Elle servira pour tout votre portefeuille, pas pour un client. Datez-la et rangez-la là où votre équipe la retrouvera.
- 03Chiffrez la qualification. Posez un prix sur la demi-journée d’audit fournisseur et sur sa révision annuelle. Une prestation offerte ne sera jamais renouvelée, et le prix est ce qui ancre la valeur du travail de qualification.
- 04Ouvrez le sujet avant le client. Envoyez la note avant le prochain article de presse. Celui qui pose le cadre garde la main sur le renouvellement. Un client informé avant la presse ne devient jamais un client inquiet.
FAQ : Kaspersky en 2026
Kaspersky en 2026 est-il interdit en France ?
Non, aucune interdiction générale ne vise Kaspersky en 2026, ni en France ni dans l’Union européenne, pour les entreprises privées. L’interdiction américaine de juin 2024 ne s’applique pas en Europe. Certains marchés publics et secteurs sensibles peuvent en revanche relever de restrictions liées au régime de sanctions européen, à vérifier contrat par contrat avec un conseil juridique. Le point de vigilance ne porte donc pas sur la légalité, mais sur la politique de risque interne de chaque client.
Que dit précisément l’ANSSI sur le sujet ?
Dans un bulletin de mars 2022 mis à jour en mai 2022, le CERT-FR indiquait qu’aucun élément objectif ne justifiait alors de revoir l’évaluation de la qualité des produits concernés, tout en recommandant d’envisager à moyen terme une diversification des solutions de cybersécurité. Cette position documente une appréciation datée, elle ne vaut pas validation permanente. Elle reste la référence française la plus explicite sur Kaspersky en 2026, sans valoir garantie permanente.
Faut-il désinstaller en urgence quand un client le demande ?
Retirer une protection sans remplacement opérationnel expose le parc immédiatement, pour écarter un risque qui reste théorique. La séquence tenable consiste à qualifier la contrainte réelle, à choisir la solution de remplacement, à la déployer, puis seulement à retirer l’ancienne. Un calendrier écrit vaut mieux qu’une décision prise en réunion. Kaspersky ou un autre éditeur, la règle vaut pour toute brique de sécurité en production.
Une réponse, pas un malaise
Vos clients découvriront Kaspersky en 2026 dans la presse avant d’en parler avec vous. Nos équipes vous aident à qualifier la contrainte réelle, à documenter la position et à choisir la solution adaptée.
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